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France / 9 September 2020

«ET SI ON TRAITAIT LE CONSOMMATEUR EN ADULTE ?», JEAN-PHILIPPE CASTE (SHOWHEROES

16/09/2020 - par Jean-Philippe Caste, directeur général France de Showheroes

À l’occasion des États généraux de la publicité, qui se sont ouverts juste avant l’été, certains responsables politiques ou économiques proposent des mesures de limitation parfois étranges à l’encontre de la publicité digitale. C’est oublier qu’elle finance l’information, et c’est lui prêter un pouvoir quasi-magique sur les comportements des consommateurs.

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TRIBUNE

«ET SI ON TRAITAIT LE CONSOMMATEUR EN ADULTE ?», JEAN-PHILIPPE CASTE (SHOWHEROES)

16/09/2020 - par Jean-Philippe Caste, directeur général France de Showheroes

À l’occasion des États généraux de la publicité, qui se sont ouverts juste avant l’été, certains responsables politiques ou économiques proposent des mesures de limitation parfois étranges à l’encontre de la publicité digitale. C’est oublier qu’elle finance l’information, et c’est lui prêter un pouvoir quasi-magique sur les comportements des consommateurs.

Le digital, qui nous a sauvés pendant le confinement, serait-il devenu le pire ennemi du «monde d’après» ? Aujourd’hui, il se retrouve accusé de tous les maux. Tout y passe, dans un grand mélange souvent approximatif : le numérique produit une empreinte carbone désastreuse, il permet (voire encourage) la diffusion des pires propos racistes ou conspirationnistes, et il nous pousse tous, à grand renfort d’algorithmes supposés infaillibles, à penser, consommer, voter, nous comporter en fonction de ce que d’autres auraient décidé.

Bien sûr, certaines de ces questions s’avèrent parfaitement légitimes. Réduire l’empreinte environnementale du digital n’a rien d’une lubie, et travailler à la conception de sites, applis, terminaux et data centers moins consommateurs d’énergie constitue une vraie urgence. Réguler l’utilisation des données personnelles s’avère aussi indispensable, tout comme les actions visant à limiter la propagation des «fake news». Mais lutter contre les fausses informations ne peut se limiter à museler leurs auteurs. Cela ne peut s’envisager qu’en prenant le problème dans l’autre sens : en encourageant les «real news», émanant de producteurs d’information vérifiée, argumentée, sourcée, et donc de médias faisant appel à des professionnels. Mais qui dit professionnels dit rémunération, et donc revenus, notamment publicitaires